Le Dauphiné Libéré, 11 mai 2022

Journée nationale de l'orgue, Vailly

Vailly

Une visite de l’orgue et un concert aux accents baroques de grande qualité

Chantal PEYRANI – 11 mai 2022

Dimanche 8 mai on fêtait la Journée nationale de l’orgue comme chaque deuxième dimanche de mai. Un évènement que les Amis de l’Orgue de Vailly n’ont pas manqué d’honorer. Un après-midi rythmé en deux temps pour le plus grand plaisir d’un public curieux et mélomane. À 17 heures, l’église Saint-Georges accueillait trois musiciens de talent, pour un concert d’orgue, flûte à bec et violon. Marie Barbier Alliot qui dirige le quatuor féminin de musique galante, ne pouvant se produire avec ses musiciennes habituelles, avait invité Maxime Barbier Alliot violoniste et Binyamin Greilsammer, organiste, dans un programme mettant en valeur les trésors de l’Italie du XVIIe  siècle joués d’abord dans les salons aristocratiques pour aller vers un public plus large dans la période baroque. Ces trois jeunes musiciens ont débuté leurs études au conservatoire réputé de Boulogne-Billancourt et ont perfectionné leur art à la Haute école de musique de Genève (HEM) avec deux grands maîtres Leonardo Garcia Alarcon et Gabriel Garrado, Benyamin poursuivant son cursus vers la direction d’orchestre.
Un orgue au destin singulier

Ce fut un ravissement pour les spectateurs de voir les doigts agiles de Marie Barbier-Alliot frétillant sur la petite flûte à bec dans Amarili  de Jacob Van Eyck ou de saisir les vibrations du violon de Maxime dans Pasacaille d’Heinrich Bieber. Benyamin Greilsammer a fait résonner l’orgue dans toute son amplitude en solo dans Toccata de Girolamo Frescobaldi mais aussi dans tous les morceaux, souvent très dansants, où les trois musiciens se rejoignaient. Au final le public, debout, a applaudi longuement les musiciens qui ont rejoué en bis Pasacaille d’Andrea Falconieri.

En début d’après-midi une dizaine de visiteurs, ont suivi avec intérêt les explications d’Alain Siersdorfer, secrétaire de l’association. Parmi eux une famille était venue de Chambéry pour faire découvrir à leur fils, atteint d’autisme, les claviers, les tirettes, les pédaliers et les 703 tuyaux de l’orgue, en l’approchant de très près. L’histoire de cet instrument ne manque d’originalité. Raymond Morel-Vulliez, animé par sa passion pour l’orgue, recherche en 1978 des documents pour en construire un, suit les conseils et les plans d’un ancien facteur d’orgue, André Briart, et reçoit l’aide d’un groupe d’amis qui adhérent au projet. En 1990 le gros œuvre est terminé, il rencontre Xavier Silbermann, facteur d’orgue qui s’occupera de la partie instrumentale, tuyaux en étain et harmonisation, et toujours prêt à réviser l’instrument.

L’association les Amis de l’orgue de Vailly créée en 1995 a lancé une souscription qui a permis de financer les tuyaux de l’orgue, et finalement l’instrument a été inauguré en 1998. Raymond Morel-Vulliez, qui suit toujours sa maintenance, a fait une démonstration des possibilités de jeux de cet orgue au destin singulier.

Dimanche 8 mai on fêtait la Journée nationale de l’orgue comme chaque deuxième dimanche de mai. Un évènement que les Amis de l’Orgue de Vailly n’ont pas manqué d’honorer. Un après-midi rythmé en deux temps pour le plus grand plaisir d’un public curieux et mélomane. À 17 heures, l’église Saint-Georges accueillait trois musiciens de talent, pour un concert d’orgue, flûte à bec et violon. Marie Barbier Alliot qui dirige le quatuor féminin de musique galante, ne pouvant se produire avec ses musiciennes habituelles, avait invité Maxime Barbier Alliot violoniste et Binyamin Greilsammer, organiste, dans un programme mettant en valeur les trésors de l’Italie du XVIIe  siècle joués d’abord dans les salons aristocratiques pour aller vers un public plus large dans la période baroque. Ces trois jeunes musiciens ont débuté leurs études au conservatoire réputé de Boulogne-Billancourt et ont perfectionné leur art à la Haute école de musique de Genève (HEM) avec deux grands maîtres Leonardo Garcia Alarcon et Gabriel Garrado, Benyamin poursuivant son cursus vers la direction d’orchestre.
Un orgue au destin singulier

Ce fut un ravissement pour les spectateurs de voir les doigts agiles de Marie Barbier-Alliot frétillant sur la petite flûte à bec dans Amarili  de Jacob Van Eyck ou de saisir les vibrations du violon de Maxime dans Pasacaille d’Heinrich Bieber. Benyamin Greilsammer a fait résonner l’orgue dans toute son amplitude en solo dans Toccata de Girolamo Frescobaldi mais aussi dans tous les morceaux, souvent très dansants, où les trois musiciens se rejoignaient. Au final le public, debout, a applaudi longuement les musiciens qui ont rejoué en bis Pasacaille d’Andrea Falconieri.

En début d’après-midi une dizaine de visiteurs, ont suivi avec intérêt les explications d’Alain Siersdorfer, secrétaire de l’association. Parmi eux une famille était venue de Chambéry pour faire découvrir à leur fils, atteint d’autisme, les claviers, les tirettes, les pédaliers et les 703 tuyaux de l’orgue, en l’approchant de très près. L’histoire de cet instrument ne manque d’originalité. Raymond Morel-Vulliez, animé par sa passion pour l’orgue, recherche en 1978 des documents pour en construire un, suit les conseils et les plans d’un ancien facteur d’orgue, André Briart, et reçoit l’aide d’un groupe d’amis qui adhérent au projet. En 1990 le gros œuvre est terminé, il rencontre Xavier Silbermann, facteur d’orgue qui s’occupera de la partie instrumentale, tuyaux en étain et harmonisation, et toujours prêt à réviser l’instrument.

L’association les Amis de l’orgue de Vailly créée en 1995 a lancé une souscription qui a permis de financer les tuyaux de l’orgue, et finalement l’instrument a été inauguré en 1998. Raymond Morel-Vulliez, qui suit toujours sa maintenance, a fait une démonstration des possibilités de jeux de cet orgue au destin singulier.

https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2022/05/11/une-visite-de-l-orgue-et-un-concert-aux-accents-baroques-de-grande-qualite